Blog

 

Pourquoi vos messages ne passent-ils pas, parfois, entre les mailles du voire des filets…

Tonya Mitchell
24 janvier 2013 - Tonya Mitchell, Deliverability Consultant, Professional Services

Vous avez passé des heures à mettre au point ce que vous estimez être le contenu parfait pour votre emailing. Formidable : il est pertinent et fait exactement passer le message souhaité. Et ce titre ? Génial ! Sûr et certain qu’il va générer le retour sur investissement escompté, vous cliquez pour l’envoyer à vos abonnés. Mais…. pourquoi votre message est-il filtré c’est-à-dire considéré comme courrier indésirable ? Sans tourner autour du pot donc : pourquoi votre message est-il assimilé à du spam ?!

Aux premières heures de la messagerie électronique, soit en des temps fort reculés, les annonceurs pensaient que la remise en boîte de réception de leurs messages était exclusivement dépendante du contenu de ces mêmes messages. Nous savons désormais qu’il n’en est rien. Notre dernier Baromètre Sender Score revient sur les facteurs essentiels suivants, pris en compte par les FAI dans le cadre de leurs décisions de filtrage c’est-à-dire lorsqu’il s’agit de déterminer si un message doit, ou non, être remis dans la boîte de réception de son destinataire :

  • La réputation de l’adresse IP émettrice
  • Les caractéristiques de l’infrastructure de routage
  • Le contenu du message

Aujourd’hui, les éditeurs de solutions de filtrage de contenu et autres filtres antispam appréhendent et examinent les messages que les usagers reçoivent dans leur globalité. Pour déterminer si un message doit, ou non, être bloqué/rejeté, les opérateurs de messagerie en général s’intéressent, pour commencer, à la typologie du message, se posant la question de savoir si son titre et son contenu comportent des caractéristiques similaires à celles d’un courrier illégitime type. Sont également prises en compte chaque plainte pour spam émise par les usagers à réception/consultation des messages qu’ils reçoivent.

Ainsi, alors que le filtrage du contenu n’entre en ligne de compte qu’à hauteur de 17%, il apparaît utile de revenir sur les divers filtres antispam susceptibles de mettre vos messages à mal. Le filtrage du spam en entreprise peut s’effectuer à trois principaux niveaux :

  • dans le Cloud (solutions hébergées)
  • sur la passerelle d’entreprise
  • en local c’est-à-dire sur le poste de travail utilisateur

Les solutions antispam hébergées sont mises en œuvre par des éditeurs ayant élaboré une méthode propriétaire en vue de distinguer les courriers indésirables des courriers légitimes ; cette méthode repose sur une analyse fine du contenu des messages combinée à des indicateurs de mesure de la réputation de l’adresse IP émettrice, le tout venant étayer les décisions de filtrage que les opérateurs de messagerie sont amenés à prendre c’est-à-dire lorsqu’il est question de déterminer si tel ou tel message doit être remis en boîte de réception ou plutôt être placé dans le dossier Courriers indésirables ou encore mis en quarantaine voire bloqué.

A noter, les principaux éditeurs de solutions antispam hébergées :

  • Brightmail, aujourd’hui partie intégrante de l’offre de sécurisation de la messagerie électronique de Symantec
  • Cloudmark
  • MessageLabs, aujourd’hui partie intégrante de l’offre Symantec.cloud.
  • Postini, aujourd’hui partie intégrante de Google

Selon notre Baromètre Sender Score 2012, ces filtres antispam hébergés ne placent les emails en boîte aux lettres que dans 86% des cas. Certains d’entre eux sont plus difficiles que d’autres à franchir ; ainsi Postini est-il réputé pour ne laisser passer que 47,55% des messages (cf. tableau ci-dessous).

Filtre Boîte de réception Spam Bloqué
Mailtrust 82,02 16,76 1,23
MessageLabs 85,02 14,34 0,63
Postini 47,55 52,23 0,22
Brightmail 98,36 1,29 0,35


Les solutions antispam installées sur la passerelle
sont des serveurs physiques dotés de logiciels spécialisés et installés en bordure du réseau d’une entreprise. Tous les messages tentant de pénétrer dans votre système doivent au préalable franchir cette sorte de « sas ». L’algorithme de filtrage détermine les messages illégitimes sur la base des caractéristiques de l’ensemble des messages reçus par l’entreprise.

Au nombre des principaux éditeurs de solutions antispam à installer sur la passerelle de l’entreprise, citons IronPort et Barracuda.

Le troisième type de solution antispam s’installe en local c’est-à-dire sur l’ordinateur de l’utilisateur final. Hautement personnalisable par ce dernier, ce type de filtre a également tendance à être considéré comme l’un des plus difficiles à franchir.

Un exemple de logiciel installé sur le poste de travail n’est autre que Microsoft Outlook, qui s’appuie sur le filtre antispam SmartScreen de Microsoft mais également sur de précieuses informations concernant la réputation de l’expéditeur, obtenues par le biais des plaintes émises par les utilisateurs de Windows Live Hotmail, en vue de différencier les emails légitimes des courriers indésirables.

Pourquoi ne pas commencer par vérifier votre réputation en tant qu’expéditeur ?

Bien que varient les raisons pour lesquelles vos messages viennent à être filtrés par les diverses solutions de filtrage, nous vous recommandons, pour commencer, de vérifier votre réputation en tant qu’expéditeur en vue d’améliorer vos chances de passer au travers des mailles du voire des filets.

La plupart des filtres mentionnés ci-dessus sont en mesure d’évaluer la réputation de l’adresse IP de l’expéditeur. Aussi serait-il sans doute de bon ton de commencer par vérifier que celle-ci n’est pas à l’origine de vos problèmes de placement en boîte de réception, avant même de vous pencher sur l’analyse de votre contenu.

Voici quelques pistes susceptibles de vous aider dans cette démarche :

Comments are closed.